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Pascal Silvestre

Rédacteur en chef

Santé

La foulée idéale existe-elle ?

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Impossible de dessiner une bonne fois pour toutes la silhouette idéale du runner en action. C’est que chaque foulée possède sa propre logique. Mais certains détails sont tout de même à soigner…

Pas nécessaire de compiler la totalité des études menées sur le sujet pour conforter son idée de départ ! Il suffit en fait de se poster sur le parcours d’un marathon et constater que les techniques de running sont aussi nombreuses que le nombre de concurrents.

Personne ne court jamais comme son voisin ou son pote d’entraînement. Ce constat s’applique aussi bien aux débutants qu’aux athlètes les plus confirmés. Les amateurs d’athlétisme connaissent la particularité des foulées de Paula Radcliffe ou de Haile Gebreselassie, détenteurs des meilleurs chronos sur marathon. Sont-ils capables de se juger eux-mêmes, de percevoir les caractéristiques personnelles donc uniques dans leur manière d’avancer ?

Rien aujourd’hui ne permet d’affirmer qu’il est sage ou utile de vouloir modifier le geste inné. Courir implique de nombreux paramètres. Physiologiques et sans doute psychologiques. On sait par exemple, plusieurs études de masse l’ont prouvé, que la foulée se modifie en fonction de l’allure à laquelle on court. Ainsi, les spécialistes de demi-fond posent-ils généralement la seule moitié antérieure du pied sur le sol. Les marathoniens en revanche ont tendance à privilégier un appui allant du talon jusqu’aux orteils.

Une majorité de médecins spécialisés dans les pathologies sportives se rejoignent pour dire que l’appui du talon sur le sol au moment de l’impact réduit les risques de blessures

A propos de la zone d’impact au sol : William Kraemer, chercheur de l’Université du Connecticut, s’est posé la question et a étudié 415 participants d’un semi marathon. Son panel comprenait des athlètes de tous niveaux. Kraemer a constaté que la plupart des coureurs posaient la totalité de leurs pieds au sol, en suivant un geste qui va du talon vers la pointe. Sur les 50 meilleurs participants de cette épreuve, 62% fonctionnaient ainsi. Mais 36% ne posaient que la moitié du pied lors de chaque impact. Les 2% couraient comme Gebreselassie, avant qu’il ne modifie sa foulée pour répondre aux exigences du marathon, en restant sur les seules pointes.

La question de la modification de la foulée naturelle taraude souvent les runners de tous niveaux. Qu’il s’agissent de mouvements parasites des bras, de la tête ou du buste tout entier ; qu’il s’agissent d’appuis trop lointains ou trop rapprochés ; qu’ils s’agissent même et surtout de ‘défauts’ dans la pose du pied lui-même sur le sol.

On sait que les équipementiers ont beaucoup travaillé pour répondre aux besoins des millions de pronateurs et de supinateurs qui s’équipent chaque année en chaussures de running. Mais la nature – parfois très prononcée d’une foulée – ne se laisse pas guider ou dévier si facilement. Les orthopédistes et autres podologues en tout genres (pas toujours compétents) suggèrent souvent le port de semelles correctrices. C’est pour eux le moyen de répondre aux attentes de leurs patients et d’arrondir sensiblement leurs fins de mois. Mais ces semelles, surtout pour des runners courant plus de 50km par semaine, déclenchent parfois des blessures de compensation. On croit résoudre un problème. Un autre, souvent plus sérieux, se fait jour…

Attentions aux recettes miracles et notamment aux semelles qui corrigent les appuis et modifient l’ensemble de la foulée

Le plus important est finalement de rester soi-même en adaptant sa foulée et sa technique de course aux distances et à la vitesse. Puisque chaque organisme à sa logique – pas toujours très compréhensible -, il convient de rester prudent avant de chercher à modifier quoi que ce soit à sa technique de course. Certains opteront par exemple pour des foulées plutôt brèves et fréquentes lorsque d’autres choisiront d’allonger chaque jambe avant de toucher le sol.

Une donnée doit cependant être prise en compte dans tous les cas : la manière dont l’atterrissage se fait ! Un marathonien soumet la totalité de son squelette, et pas seulement les jambes, à des dizaines de milliers de chocs lors d’une épreuve. Savoir tutoyer le bitume sans violence est donc une priorité. Il faut pour cela se fier en priorité à ses oreilles : un coureur qui fait du bruit à l’impact a certainement une technique de course peu économique et trop raide. La souplesse est donc le premier paramètre à prendre en compte dans la recherche de cette foulée idéale si mystérieuse et pourtant si précieuse.

Pascal Silvestre

Santé

Commentaires

  1. Cmo Orthopedie dit

    21 mars 2011 à 22 h 39 min

    Votre article est très intéressant, quelque peu décriant sans pour autant apporter de solutions, ou réflexion pour le moins…ce qui est compréhensible quand on ne connait que supination et pronation, a aujourd'hui 2011 cela fait de nombreuses années que les pros de la posturo-dynamique parlent de 'Eversion' et 'Inversion' lors du déroulement du pas qu'il faut voir dans toutes les dimensions ( sans oublié chaine ascendante et descendante sur l'ensemble du corps humain en dynamique) et non simplement que sur 2 plans de l'espace en statique.Certains professionnels……..n'ont, il est vrai, pas les connaissances requises en la matière et font dans ce cas plus de mal qu'autre chose. Par contre d'autre qui ce sont sensibilisés a des techniques non 'Nouvelles', mais novatrices, peuvent vous surprendre. L'étude et la compréhension de la physiologie, n'est pas donné a tout le monde, vouloir corriger un mauvais geste ou un défaut peu être risqué, mais vouloir en trouver l'origine, la comprendre est un premier 'pas' vers une amélioration certaine, nous évitant de subir la logique? de nôtre organisme!
    Vous avez entièrement raison, quand, vous indiquez que chez certains runners, des semelles( mais qu'elles types de semelles? active, passive? ) peuvent au contraire être un désastre, puisque souvent ces runners compensent en dynamique d'eux même, n'évitant quand même pas l'accumulation de micro traumatisme non décelable au moment T, mais qui un jours ferons parler d'eux……
    Une différence est a faire entre le pros de santé qui va vouloir analyser par des bilans sans pour autant obligatoirement préconiser des semelles et 'les autres'.
    Pour conclure je dirais, qu'il ne faut pas être plein de certitudes négatives, sans avoir de réponse a certains mystères de la nature et ne pas mettre dans le même panier tous les professionnels de la santé simplement par catégories ' et autres en tout genres ' comme nous ne parlerons pas de 'médias et autres en tout genres' Cordialement. Michelortho

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  2. Julie Bule dit

    6 mai 2011 à 10 h 03 min

    On m'a souvent reproché de ne pas savoir courir, de faire du "ski de fond"… Honteuse de ma course peu orthodoxe, j'ai arrêté de courir.
    Voilà un article qui me donne envie de repartir du bon pied!

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  3. Reiniche Philippe dit

    10 novembre 2012 à 12 h 24 min

    Il parle tous de running , mais ils oublient un élement , le poids du coureur d' ou je pense une foulée différente , personne ne parle du poids du coureur est pourtant c est la base du running !!!!!!

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  4. Philippe Szwec dit

    11 août 2013 à 16 h 06 min

    Courir en etant efficace n est pas une question destyle mais de motivation.

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  5. David Armengaud dit

    28 janvier 2014 à 9 h 49 min

    je confirme du haut de mes 80kg (grâce a une musculation intensive) je viens de me remettre à la course dur dur xD

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  6. Valerie Raynaud dit

    1 mars 2014 à 22 h 02 min

    Depuis que j'ai des semelles orthopédiques, je n'ai plus mal au milieu du dos, depuis que j'ai changé ma foulée( plus en avant appuis plus légers et utilisation plus efficace des bras) , je n'ai plus mal au niveau des lombaires…. et je cours plus vite ! Donc ma foulée naturelle c'est pas le top !!

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  7. Abdelfetah Taopaipai dit

    25 mars 2014 à 9 h 48 min

    Wow quel article erroné, on se croirait au moyen âge, quoi qu'à cette époque les gens savaient courir .
    Forcément avant il n'existait pas de chaussure avec des semelles sur dimensionnées qui nous coupaitent drastiquement de notre course naturelle .
    J'invite tout le monde à se renseigner sur la course minimaliste (pied nu, ou avec une semelle très légère), barefoot pour les anglophones.
    Vous verrez votre endurance augmenter, et vos blessures diminuer(et oui avec des problèmes de periostite tibiale de tout temps, il m'as suffit de retirer ces affreuses semelles pour les voir disparaître).
    Bref si vous aimez courir je ne doute pas que vous jetterez un oeil sur la course minimaliste. (D'ailleurs ce n'est pas pour rien que nous retrouvons souvent les Kenyans en tête de marathon, allez voir leur méthode de course 😉 )
    Sportivement.

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  8. Pier Gagne dit

    28 juin 2014 à 23 h 36 min

    chacun a droit a son style

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  9. Bobip dit

    2 mai 2015 à 13 h 49 min

    Bonjour,
    Autant, il y a de la mesure et du bon sens à indiquer que la « bonne fouleé » reste à definir, autant rejeter l intérêt des semelles correctrices d un bloc c est excessif. D ailleurs, vous ne communiquez aucune donnée sur la borne supérieure de 50 k hebdo…
    Gageons qu une fouleé non douloureuse ne fait pas de bruit c est déjà bien.
    la progressivité est nécessaire en course et dans les analyses aussi.

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  10. Patrick Salmon dit

    15 janvier 2016 à 14 h 31 min

    Quel article de merde. Aucun support scientifique ou médical. Ignorance totale de la biomécanique humaine. Au moins ça fait vivre qq uns comme les chirurgiens orthpédiques et les fabricants de prothèss de hanches. Très triste.

    Répondre
  11. Patrick Salmon dit

    15 janvier 2016 à 14 h 43 min

    Voila de la science. Loin de l’occultisme et autres pensées paresseuses sponsorisées par les vendeurs de grosses tatanes. http://www.scienceofrunning.com/2010/01/why-running-shoes-do-not-work-looking.html?m=1

    Répondre
  12. Blanc dit

    20 janvier 2016 à 10 h 49 min

    Merci pour le dénigrement des podologues et orthopédistes qui mettent en place une semelle pour répondre à une pathologie donc un souci biomecanique et non un changement de foulée. Ces professionnels peuvent interagir avec le patient pour le proposer s’ils le jugent nécessaire mais ce n’est pas eux qui le décident.
    Je suis d’accord certains podologues ne sont pas compétents, comme certains journalistes qui ne se documentent pas assez.

    Répondre
  13. Blaise Dubois dit

    21 janvier 2016 à 3 h 28 min

    Quelques parties du texte sont bien écrites… quelques autres sont peu réfléchies… mais tout est sans fondement! et une grossièreté me saute au yeux « Une majorité de médecins spécialisés dans les pathologies sportives se rejoignent pour dire que l’appui du talon sur le sol au moment de l’impact réduit les risques de blessures « … pourrais-je avoir le nom de ces médecins ? S’ils existent réellement SVP leur transmettre mon courriel pour que je leur envoie la science sur le sujet … mon adresse : info@lacliniqueducoureur.com

    Répondre

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